lundi 27 juin 2011

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson

Critique de Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson


Résumé :
Quatrième de couverture : Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium.
Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ?
C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
Lisbeth et Mikael semblent avoir pris leurs distances pour travailler chacun de leur côté. Mikael, redevenu actif à la rédaction de Millénium projette avec son équipe de lancer un numéro spécial accompagné d’un livre dénonçant les réseaux de prostitution et la mafia du sexe. En digne successeur du livre de Blomkvist sur les financiers, ce livre doit faire l’effet d’une bombe sur la société. Cependant, Dag Svensson qui était chargé de sa rédaction est cruellement assassiné avec sa femme Mia Bergman auteur de la thèse « Bon baisers de Russie » qui traitait du même thème. Qui a froidement assassiné ce couple pourtant sans histoires ? Certaines preuves matérielles tendent à démontrer qu’il pourrait s’agir de… Lisbeth Salander. Mais qui est réellement cette jeune femme ?

Mon avis :
Généralement, lorsque je termine un livre je suis impatiente de rédiger ma chronique. Curieusement avec la saga Millénium, j’observe une certaine tendance à remettre l’ouvrage à plus tard. Peut-être parce que les 650 pages de ce tome 2 m’ont semblées bien assez longues pour avoir envie de me replonger dans le livre. Vous l’aurez compris, dans la lignée du tome 1, cet opus-ci me déçoit également et malgré beaucoup de bonne volonté je ne suis pas parvenue à repérer où résidait le « rythme affolant » promis en quatrième de couverture et pour cause j’ai désespérément mis plus d’une semaine à le lire.
Tout d’abord ce que j’aime lorsque je lis un roman c’est de voir vivre les personnages. Ici, impossible de m’identifier à qui que ce soit, impossible d’appréhender les personnages comme des individualités particulières avec leur passé,  leur présent et leur futur. Ils me semblent vides. Entre Erika Berger la working girl surbookée, les malfrats en catogan ou encore Mimi la lesbienne fétichiste, branchée et sportive je ne vois qu’un grand vide sans intérêt. Autant de stéréotypes énervants qui ne parviennent pas à décoller pour paraître crédibles. D’un côté les méchants, de l’autre les gentils : on prend les mêmes et on recommence. Pas la moindre ambiguïté savoureuse ou petit dilemme étouffant, la route est droite, trop droite. Du coup, même en regardant le paysage, je me suis ennuyée à mourir.
Pourtant le début laissait présager une intrigue intéressante et un scénario plus poussé notamment avec l’énigme de Fermat et les problèmes mathématiques. Mais finalement on abandonne le meilleur pour exploiter le commun du commun.
Certains coups de théâtre n’ont pas eu chez moi l’effet recherché et bien que certains passages soient bien pensés on ne peut que constater que quelques bons coups de pinceaux ne suffisent pas toujours à illuminer un tableau.
Cette déception, je l’attendais plus ou moins. Après la lecture du premier tome je ne m’attendais pas à une subite montée en intensité mais c’est toujours un peu rageant de constater que l’impression se vérifie. Cependant, je vais tout de même tenter de lire le 3 pour pouvoir émettre ensuite  un jugement avec un regard d’ensemble et vous proposer la saga chroniquée toute entière. Entre temps je vais tout de même faire une pause avec des ouvrages de mon cru parce que sinon, je sens que Stieg Larsson va me sortir par les trous de nez.
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1 commentaire:

  1. Oh c'est vrai? Je crois que c'est le premier avis de ce type que je lis.

    Quand j'ai lu le second tome j'étais complètement happée par l'histoire, je ne pouvais plus lâcher mon bouquin et j'ai préféré les tomes 2 et 3 au premier. Du coup j'ai pratiquement enchainé les 2 derniers.

    Voici mon avis sur le 3, tu trouveras en bas de page les liens vers les 1 et 2 si ça te dis d'y jeter un oeil:
    http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2010/12/14/19873056.html

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