Quatrième de couverture : La reconversion professionnelle est souvent présentée comme un conte de fées. Ce livre n'en est pas un. C'est le journal d'un arrachement, celui d'un homme né dans le confort des certitudes, qui fait le choix de quitter son openspace parisien pour devenir ouvrier viticole par nécessité intérieure.
Dans les vignes, Théophane apprend la rudesse du réel, la répétition des gestes, la fatigue du corps - et découvre une liberté inattendue. Tirer du bois, tailler, brûler les sarments, autant de mouvements qui deviennent des actes spirituels. Les pieds dans la terre, c'est sa propre existence qu'il défriche : ses doutes, sa foi, ses illusions sur le travail, l'époque, le progrès, la technique.
Entre confession et méditation sur notre temps, ce texte poétique remet en cause notre obsession de la performance et du sens. Que cherchons-nous en changeant de cap ? Que fuyons-nous? Et si le courage n'était pas de partir, mais d'habiter pleinement ce que l'on fait ? Un livre incandescent, qui rappelle l'urgence de vivre au présent.
Un travail confortable et enviable, une vie satisfaisante proche de Paris, un cercle amical, social et familial riche, une vie spirituelle bien remplie : voilà cependant que le burn out vient d'inviter dans l'équation ! Avec les multiples et constantes sollicitations, Théophane Leroux doit vivre avec l'insomnie, avec l'anxiété puis progressivement avec la perte de sens malgré un métier qu'il a choisi et qu'il aime. Tous les jours, la voix du psalmiste et le chemin des Évangiles lui font entrevoir une voie de traverse : c'est décidé, Théophane s'engage comme ouvrier viticole dans un domaine proche de Saumur. Il faut tout recommencer, tout réapprendre et enfin se reconnaître tout petit, parmi les oiseaux du ciel, là où chante l'alouette.

