Résumé :
Quatrième de couverture : "L'iris de Suse n'a jamais été une fleur (il n'y a pas d'iris à Suse) ; c'était en réalité un crochet de lapis-lazuli qui fermait les portes de bronze du palais d'Artaxerxès (voir Mme Dieulafoy).
Ici, il n'est qu'un os minuscule, pas plus grand qu'un grain de sel (au surplus inventé) qui crochète la voûte crânienne des oiseaux.
Que de merveilles dans un crâne d'oiseau (imaginez!), autant que dans un palais persan.
J'ai eu plusieurs fois l'intention d'intituler ce récit L'Invention du zéro ; en effet, un de mes personnages est en définitive amoureux de ce symbole qui remplace dans la numération finie les ordres d'unités absentes et multiplie ainsi à l'infini toutes les mathématiques.
C'est aller plus loin que la lune, mais qui le saura?" Jean Giono
Tringlot est un enfant de l'assistance publique. Avec une bande de brigands il sillonne le pays en accumulant les larcins et les crimes. Un jour, poussé par la passion de l'or, il trahit ses comparses et s'enfuit avec le butin. Commence alors une traque sans merci, Tringlot se cache dans les montagnes avec l'aide du berger Louiset qui lui apprend l'amour de la terre. Tringlot va ensuite rencontrer Casagrande, un personnage de médecin qui habite le château de Quelte en compagnie de la baronne, un personnage féminin particulier qui après la mort de son mari semble s'être jetée corps et âme dans une passion destructrice avec Murataure, le forgeron du village. Casagrande passe ses journées à nettoyer des squelettes d'oiseaux et d'autres petits animaux afin de les reconstruire. Ce dernier apprend à Tringlot l'amour de l'essence, de la vie dans sa plus simple expression. Grâce à ces enseignements et à sa rencontre avec l'Absente - ce personnage de femme énigmatique qui semble souffrir d'autisme - Tringlot va troquer son amour de l'or contre une passion bien différente et bien plus précieuse...

