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mercredi 5 août 2026

Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

Critique d'Un été sans les hommes de Siri Hustvedt


Résumé :
Quatrième de couverture : Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretient avec une femme plus jeune qu'elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New York pour se réfugier auprès de sa mère qui, depuis la mort de son mari, a pris ses quartiers dans une maison de retraite du Minnesota. En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va découvrir la confusion des sentiments et les rivalités à l'œuvre chez les sept adolescentes qu'elle a accepté d'initier à la poésie le temps d'un été, tout en nouant une amitié sincère avec Lola, jeune mère délaissée par un mari colérique et instable...
Parcours en forme de "lecture de soi" d'une femme à un tournant de son existence et confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables, ce roman aussi solaire que plaisamment subversif dresse le portrait attachant d'une humanité fragile mais se réinventant sans cesse.
Après avoir appris l'infidélité de son mari Boris et son départ avec sa nouvelle conquête, Mia, la narratrice du roman, décide de quitter Brooklyn. Un séjour en hôpital psychiatrique pour folie passagère l'a en effet engagée à quitter l'appartement conjugal, plein de souvenirs et de confrontations douloureuses. Lui est un chercheur prisé en neurophysique, elle est universitaire en littérature et poétesse publiée. Elle décide donc de passer l'été dans le Minnesota, les terres de son enfance, à proximité de sa mère. Mia prend ses marques dans la maison d'une famille qu'elle loue : elle s'attelle à différents projets. Elle organise et anime un atelier d'écriture poétique à destination de jeunes adolescentes et sa mère participe à un club de lecture avec un cercle d'amies de la maison de retraite. Ainsi se noue un réseau de sociabilités qui l'amèneront à reconsidérer l'étape actuelle de sa vie. Lola, sa voisine, une jeune mère de famille ayant deux enfants en bas âge et un mari colérique, devient aussi, au fil des jours, une rencontre importante. Entre méditation philosophico-littéraire et récit quotidien, cette pause conjugale sera finalement une source féconde pour comprendre la vie et célébrer les femmes.

Siri Hustvedt

jeudi 30 juillet 2026

Fils prodigues de Colin Barrett

Critique de Fils prodigues de Colin Barrett


Résumé :
Quatrième de couverture : En ce week-end de festival du saumon à Ballina, en Irlande, les frères Ferdia ont décidé de faire payer à Cillian English la perte d'un paquet de drogue. Ils kidnappent son jeune frère et le cachent dans la ferme isolée du grand Dev, un colosse solitaire, trop sensible pour jouer les caïds.
Dans ce petit monde où l'on se cabosse de génération en génération, entre pères absents et mères courage, personne n'a les moyens de payer la rançon. Il reste l'amour et la solidarité, même s'ils sont écorchés et hors la loi. Et des éclats d'humanité que Colin fait briller comme personne.
Ce roman beau et délicat rend grâce à une jeunesse perdue dont les rêves s'effilochent avant même qu'on y croie. "Dans une petite ville de l'ouest de l'Irlande, c'est tout un monde, inoubliable et intense, qui est capturé pour le lecteur", Colm Tóibín.
C'est le festival du saumon à Ballina, une ville du nord-ouest de l'Irlande, mais la jeunesse locale ne prend pas vraiment part à la fête... C'est pourtant elle qui habite le cœur de ce roman : du couple de jeunes de seize ans au vieux trentenaire déjà mangé par la vie en passant par la jeune étudiante en début de vingtaine. Leurs trajectoires se mêlent, leurs projets se font et se défont dans un quotidien qui semble avoir été déserté par toute autorité, toute bienveillance et presque tout amour. Le récit aborde une petite affaire de drogue à l'échelle de la ville (qui aura probablement son traitement médiatique dans le journal local) et nous embarque dans le quotidien d'une galerie de personnages si troublants de réalité... Un diagnostic d'une tristesse accablante mais aussi un concentré d'humanité où tout enthousiasme n'est pas mort et où personne ne s'avoue vaincu, quitte à devoir remonter le courant.

Colin Barrett à Dublin (crédits : Anoush Abrar / Rolex).

jeudi 23 juillet 2026

Jours sans faim de Delphine de Vigan

Critique de Jours sans faim de Delphine de Vigan


Résumé :
Quatrième de couverture : "Cela s'était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir.
En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître.
Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir".
D'abord, la voix de Laure n'existe pas. Cette dernière est comme étrangère à son propre témoignage, seulement désignée par la troisième personne. Puis survient une autre voix, qui la tire de sa torpeur, et elle effectue la grande traversée. Elle se rend enfin à l'hôpital pour y être soignée. Laure, une jeune fille au seuil de l'âge adulte, souffre d'anorexie mentale sévère : trente-six kilos pour un mètre soixante quinze lors de son admission en hospitalisation d'urgence. C'est un miracle qu'elle ne soit pas déjà morte ou dans un profond coma. Débute alors le récit d'une longue et tortueuse rémission au sein du service nutrition. Au gré des rencontres, des sorties et des rechutes, Laure va progressivement se rattacher à la vie par un fil, comme celui de ses tricots ou celui de la sonde naso-gastrique avec laquelle elle entretient un rapport difficile. Publié sous le pseudonyme de Lou Delvig en 2001, ce texte est le premier roman de Delphine de Vigan. Témoignage autobiographique en partie fictif, le personnage de Laure est librement inspiré de l'expérience de l'auteur : en hypokhâgne puis en khâgne, elle est progressivement tombée dans l'anorexie mentale et a vécu une hospitalisation de six mois après avoir passé le concours de l'École Normale Supérieure (ENS).

Delphine de Vigan

lundi 20 juillet 2026

Violences en cuisine de Nora Bouazzouni

Critique de Violences en cuisine de Nora Bouazzouni


Résumé :
Quatrième de couverture : "Le client est roi, mais nous, on n'est rien". Depuis près de deux siècles, ce mythe justifie la normalisation de violences de tous ordres - économiques, physiques, psychologiques, homophobes, racistes, sexistes et sexuelles. Comment s'étonner aujourd'hui que 200 000 postes soient vacants, lorsque l'on découvre le décalage glaçant entre la vitrine et la cuisine ?
Pendant quatre ans, Nora Bouazzouni a recueilli des centaines de témoignages d'employés de la restauration. Tous dénoncent un système bien rodé, qui ne tient que par l'exploitation des travailleurs et des travailleuses, et où nombre de chefs règnent par la terreur. Malgré l'ampleur sidérante des abus, aucun n'a jamais vraiment été inquiété. C'est qu'en France, la "haute" cuisine jouit d'une impunité exceptionnelle. Gare à qui osera s'y attaquer. Ce livre s'y emploie.
Dans cet ouvrage, la journaliste Nora Bouazzouni se livre à une enquête dénonçant la violence systématique qui règne dans le secteur de la restauration en France (essentiellement restaurants, hôtels, cafés et boulangeries-pâtisseries). Les hôtels, cafés et restaurants (HCR) sont confrontés à une crise en France qui s'est trouvée sensiblement accélérée par la pandémie de COVID-19. Aujourd'hui, c'est un domaine professionnel qui peine notoirement à recruter et à garder ses employés. Pour autant, comme le souligne la journaliste, la restauration n'est pas un secteur professionnel comme un autre en France, d'où l'attention accrue de l'État qui dispense des aides variées pour soutenir les entreprises en difficulté. Les entreprises oui, mais qu'en est-il des salariés ? Secteur professionnel difficile et exigeant, la gastronomie française a une réputation d'excellence qui justifie trop souvent toutes les dérives : violences physiques et psychologiques pour "faire ses preuves", bizutages, horaires de travail insoutenables, heures supplémentaires non payées ou encore non respect des normes et de la législation en vigueur. La figure du "chef" est entourée d'une aura d'artiste créateur et souvent au cœur de réseaux d'influences variés. Dans un tel cadre, même les scandales qui affleurent ponctuellement ne sont pas suivis de mesures durables pour protéger les salariés du secteur. La journaliste critique essentiellement le fossé de plus en plus marqué entre une profession idéalisée grâce aux émissions télévisuelles (Top Chef, Cauchemar en cuisine, Tous en cuisine...), les classements nationaux et mondiaux (Michelin, Gault & Millau en France), les concours (comme le Meilleur Ouvrier de France ou le Meilleur Apprenti de France) et la réalité du terrain où la jeunesse s'épuise et s'abime. Mais les solutions proposées sont-elles à la hauteur du défi ?

Ratatouille, le rat chef-cuisinier français d'un film d'animation produit par Pixar (2007).

jeudi 16 juillet 2026

L'Utilité de l'inutile de Nuccio Ordine

Critique de L'Utilité de l'inutile de Nuccio Ordine


Résumé :
Quatrième de couverture : Il n'est pas vrai - pas même en temps de crise - que seul ce qui est source de profit soit utile. Il existe dans les démocraties marchandes des savoirs réputés "inutiles" qui se révèlent en réalité d'une extraordinaire utilité.
Dans cet ardent pamphlet, Nuccio Ordine attire notre attention sur l'utilité de l'inutile et sur l'inutilité de l'utile. À travers les réflexions de grands philosophes (Platon, Aristote, Tchouang-tseu, Pic de la Mirandole, Montaigne, Bruno, Campanella, Bacon, Kant, Tocqueville, Newman, Poincaré, Heidegger, Bataille) et de grands écrivains (Ovide, Dante, Pétrarque, Boccace, Alberti, l'Arioste, More, Shakespeare, Cervantès, Milton, Lessing, Leopardi, Hugo, Gautier, Dickens, Herzen, Baudelaire, Stevenson, Okakura Kakuzô, García Lorca, García Márquez, Ionesco, Calvino, Foster Wallace), Nuccio Ordine montre comment l'obsession de posséder et le culte de l'utilité finissent par dessécher l'esprit, en mettant en péril les écoles et les universités, l'art et la créativité, ainsi que certaines valeurs fondamentales telles que la dignitas hominis l'amour et la vérité.
Le professeur d'université Nuccio Ordine propose de nous prendre la main pour une promenade, depuis l'Antiquité jusqu'au XXe siècle, en compagnie de philosophes, de littéraires mais aussi de scientifiques de toutes disciplines. Cet ouvrage est moins un essai critique proposant une argumentation serrée et sévèrement sourcée qu'une sorte de centon librement arrangé autour d'un paradoxe : l'inutile peut-il être utile ? Sous-titré "Manifeste", il ne s'agit pas tout à fait d'exposer un programme, ni de tenir un propos polémique : l'auteur entend bien davantage rendre tangible et évidente sa position critique consistant à revendiquer la liberté comme nécessaire au travail intellectuel. Le texte est structuré en trois temps : I - L'Utile inutilité de la littérature (sur l'importance de la culture littéraire classique dans l'éducation, construite sur le temps long) ; II - L'Université-entreprise (une critique des nouvelles universités construites comme des entreprises avec obligation de profit et de résultat mesurable) ; III - Posséder tue (un éloge de la curiosité intellectuelle et de la liberté). Nous trouvons également en appendice un article d'Abraham Flexner signalé à l'auteur en 2011 suite à une table ronde et intitulé "De l'utilité du savoir inutile" (octobre 1939). Entre la démonstration et la conversation, cet essai met son lecteur en face d'une évidence troublante : qui peut aujourd'hui déterminer le caractère utile ou inutile d'une recherche ? Seul le temps, par son office, pourra nous permettre d'observer ce qui aura produit du fruit et ce qui n'en aura pas (encore ?) produit. Il s'agit donc d'un vibrant plaidoyer pour ne jamais distinguer artificiellement le bon grain de l'ivraie dans tous les champs de recherche : qui vivra verra !

Les sentences ajoutées par Montaigne dans sa "librairie" (bibliothèque) aménagée en 1571.

lundi 6 juillet 2026

La Disparition d'Audrey Wilde d'Eve Chase

Critique de La disparition d'Audrey Wilde d'Eve Chase


Résumé :
Quatrième de couverture : 2009. Jessie quitte Londres pour s'installer en pleine campagne, au manoir d'Applecote, persuadée de pouvoir y prendre le nouveau départ dont sa famille semble avoir tant besoin. C'était compter sans les inquiétantes rumeurs qui courent sur sa nouvelle demeure...
Juin 1959. Lorsque Margot, quinze ans, et ses trois soeurs arrivent chez leurs oncle et tante, au domaine d'Applecote, elles espèrent passer un été paisible, loin des frasques de leur mère. Mais Margot se sent irrépressiblement attirée par le mystère entourant Audrey, leur cousine disparue cinq ans plus tôt, et dont l'ombre plane sur leur famille. 
À cinquante ans d'écart, Margot et Jessie vont chacune obtenir les différentes pièces d'un même puzzle, et vivre, au manoir d'Applecote, des événements qui les changeront à jamais.
Jessie et Will Tucker sont un couple de londoniens qui rêvent de s'installer à la campagne : surtout elle. Jessie est tombée enceinte de Will seulement deux ans après le veuvage de ce dernier : sa femme, Mandy étant décédée d'un accident de la route. Ils se marient et elle accouche d'une fille, Romy, alors que Will est déjà le père de Bella, née de sa précédente union. Pour Jessie, fonder cette famille recomposée n'est pas de tout repos : Romy est une petite fille pleine de vie qui vient bouleverser le quotidien de Bella, une jeune fille qui n'a pas complètement traversé le deuil de sa mère et qui aborde l'âge de l'adolescence et des crises. Dans un tel cadre, quoi de mieux que d'envisager un déménagement dans la campagne anglaise ? Ce serait l'occasion d'adopter un train de vie plus calme, plus serein et d'éloigner les filles de la ville et de ses dangers. C'était sans compter sur les secrets qui se cachent dans les murs des vieilles demeures ou bien dans les jardins... Le manoir d'Applecote, leur nouvelle maison, leur réserve bien des tourments...

Peinture d'un cottage anglais

mercredi 3 juin 2026

Ce temps où nous mourons de ne pas vivre de Théophane Leroux

Critique de Ce temps où nous mourons de ne pas vivre de Théophane Leroux


Résumé :
Quatrième de couverture : La reconversion professionnelle est souvent présentée comme un conte de fées. Ce livre n'en est pas un. C'est le journal d'un arrachement, celui d'un homme né dans le confort des certitudes, qui fait le choix de quitter son openspace parisien pour devenir ouvrier viticole par nécessité intérieure.
Dans les vignes, Théophane apprend la rudesse du réel, la répétition des gestes, la fatigue du corps - et découvre une liberté inattendue. Tirer du bois, tailler, brûler les sarments, autant de mouvements qui deviennent des actes spirituels. Les pieds dans la terre, c'est sa propre existence qu'il défriche : ses doutes, sa foi, ses illusions sur le travail, l'époque, le progrès, la technique.
Entre confession et méditation sur notre temps, ce texte poétique remet en cause notre obsession de la performance et du sens. Que cherchons-nous en changeant de cap ? Que fuyons-nous? Et si le courage n'était pas de partir, mais d'habiter pleinement ce que l'on fait ? Un livre incandescent, qui rappelle l'urgence de vivre au présent.
Un travail confortable et enviable, une vie satisfaisante proche de Paris, un cercle amical, social et familial riche, une vie spirituelle bien remplie : voilà cependant que le burn out vient d'inviter dans l'équation ! Avec les multiples et constantes sollicitations, Théophane Leroux doit vivre avec l'insomnie, avec l'anxiété puis progressivement avec la perte de sens malgré un métier qu'il a choisi et qu'il aime. Tous les jours, la voix du psalmiste et le chemin des Évangiles lui font entrevoir une voie de traverse : c'est décidé, Théophane s'engage comme ouvrier viticole dans un domaine proche de Saumur. Il faut tout recommencer, tout réapprendre et enfin se reconnaître tout petit, parmi les oiseaux du ciel, là où chante l'alouette.

Vignes

dimanche 31 mai 2026

Pleurer au supermarché de Michelle Zauner

Critique de Pleurer au supermarché de Michelle Zauner


Résumé :
Quatrième de couverture : Musicienne accomplie, new-yorkaise, amoureuse : à trente ans, tout semble sourire à Michelle, la chanteuse du groupe Japanese Breakfast. Pourtant, il lui arrive de pleurer au supermarché devant des boîtes de raviolis asiatiques. Depuis qu'elle a perdu sa mère, Michelle est bouleversée par des souvenirs qu'elle a longtemps fuis : ceux de cette figure maternelle coréenne si différente et exigeante, dont l'amour s'exprimait surtout à travers la cuisine. Avec pour fil rouge la gastronomie, Michelle raconte son enfance américaine, les vacances à Séoul, les tensions de l'adolescence, puis la maladie et le deuil impossible. C'est en se plongeant dans les recettes de sa mère qu'elle commence enfin à se réconcilier avec un pan de son histoire.
Tout juste au seuil de sa vie d'adulte, Michelle Zauner doit faire face au cancer de sa mère et très peu de temps après, à sa mort. Elle décède le 18 octobre 2014, à cinquante-six ans. Les lourds protocoles de soin, les séjours à l'hôpital, les fatigues, les empreintes sur le corps n'auront pas permis à Chongmi, sa maman, de repousser la maladie. Ce récit autobiographique revient sur la difficile expérience du deuil et de la disparition d'un modèle à un âge où Michelle devient une femme et construit sa propre vie. Cette thématique vient croiser celle de l'identité puisque Michelle est née à Séoul d'une mère coréenne et d'un père américain. Comment pleinement recevoir cet héritage coréen alors que le passeur a disparu et qu'elle s'est pleinement installée aux États-Unis ? De l'adolescence difficile à l'âge adulte, ce texte est une magnifique ode à l'amour filial.

Michelle Zauner et sa maman Chongmi

samedi 9 mai 2026

Madelaine avant l'aube de Sandrine Collette

Critique de Madelaine avant l'aube de Sandrine Collette

Résumé :
Quatrième de couverture : C'est un endroit à l'abri du temps. Ce minuscule hameau, qu'on appelle Les Montées, est un pays à lui seul pour les jumelles Ambre et Aelis, et la vieille Rose.
Ici, l'existence n'a jamais été douce. Les familles travaillent une terre avare qui appartient à d'autres, endurent en serrant les dents l'injustice. Mais c'est ainsi depuis toujours.
Jusqu'au jour où surgit Madelaine. Une fillette affamée et sauvage, sortie des forêts. Adoptée par Les Montées, Madelaine les ravit, passionnée, courageuse, si vivante. Pourtant, il reste dans ses yeux cette petite flamme pas tout à fait droite. Une petite flamme qui fera un jour brûler le monde.
Où sommes-nous ? Qui saurait le dire. Aux abords d'une forêt dans un village complètement isolé et coupé du monde par une bras de rivière, le Basilic, qu'il faut traverser au moyen d'un bac. L'antique nocher, Charon immémorial, est une très vieille femme. Que dire aussi des maisons ? Il s'agit de vieux corps de fermes humides, le sol est en terre battue et souvent il n'y a que deux pièces : la cuisine, et, attenant, l'endroit où l'on se serre tous ensemble pour tenter d'avoir chaud. Il ne reste plus que quelques familles qui travaillent dur sur la terre des maîtres. La nature est dure aussi : l'implacable gel ravit les récoltes et décime les hommes ; les maîtres sont cruels, surtout Ambroisie-le-Fils (c'est ainsi qu'on l'appelle). Monté sur son cheval gris, ce limier pourchasse les femmes à qui il n'épargne aucune violence. Perdues dans ce hameau nommé "Les Montées", Ambre et Aelis sont deux sœurs jumelles qui suivent, chacune, la pente inexorable de leur destin. Un jour, la vieille Rose, âme et mémoire du village, trouve une petite fille égarée dans les bois : elle s'appellera Madelaine et plus rien ne sera jamais comme avant.

dimanche 3 mai 2026

Un Sandwich à Ginza de Hiramatsu Yôko

Critique d'Un Sandwich à Ginza d'Hiramatsu Yôko

Résumé :

Quatrième de couverture : Ces histoires délicieuses qui nous font venir l'eau à la bouche, l'écrivaine gastronome les a composées en compagnie de son ami Taniguchi. Elle nous donne le goût du Japon avec une volupté, une euphorie contagieuses. Cuisine bouddhique à Kamakura, pot-au-feu de fugu à Osaka ou fête de l'anguille à Narita, gyôza croustillants à Jimbôchô, tempuras de crosses de fougères et de pousses de lis à Ginza... Autant de restaurants que de petits quartiers, leurs spécialités et les personnages qui les animent. Car ce livre est aussi un document vivant qui nous fait comprendre le rapport des Japonais à la nourriture : mets de saison et plats de fête, recettes jalousement gardées, destins d'établissements centenaires. Un livre alléchant, d'une merveilleuse sensualité, qui assouvit aussi bien les rêveries gustatives que la soif de connaissances sur le Japon.
Ce voyage culinaire aura su prendre toutes les formes possibles pour ravir son lecteur. De la promenade avec déjeuner sur le pouce, à la pause midi d'entreprise, en passant par le pèlerinage culinaire voire le retour en enfance ou le voyage dans le temps : l'auteur nous fait passer par une multitude d'émotions qui renvoient à des expériences de vie universelles et donc tellement intimes. L'ouvrage, scindé en petits chapitres abordant un lieu, un met ou un thème culinaire, s'adresse sans conteste à de véritables gourmets. Que vous soyez fin connaisseur de la gastronomie japonaise ou simple curieux : l'eau à la bouche, vous naviguerez de découverte en découverte !

mercredi 29 avril 2026

La Végétarienne d'Han Kang

Critique de La Végétarienne d'Han Kang

Résumé :

Quatrième de couverture : Une nuit, Yōnghye se réveille et va au réfrigérateur, qu'elle vide de toute la viande qu'il contient. Guidée par son rêve, elle a désormais un but : devenir végétale, se perdre dans l'existence calme et inaccessible des arbres et des plantes. Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral de sa nudité vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l'absolu.
Tout commence par une rupture radicale et inattendue : Yōnghye décide d'arrêter de consommer tout produit d'origine animale. Non seulement elle n'en mange plus, mais elle n'en prépare plus non plus pour son mari. La nourriture étant un rituel culturel, ce bouleversement affecte son foyer et par extension toute sa famille puis la communauté sociale élargie comme une onde de choc à réverbérations. Quelles seront les conséquences ultimes d'un tel choix ? Ira-t-elle jusqu'au bout ? Et en définitive... pourquoi ?


jeudi 15 décembre 2016

Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

Critique de Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson


Résumé :
Quatrième de couverture : Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.
La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pieds sur mes chemins noirs.
Là, personne ne vous indique comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.
Écrivain-voyageur, Sylvain Tesson a sillonné la Sibérie, chevauché dans les steppes et campé sur les bords du lac Baïkal. Mais c'est un récit de voyage d'un autre genre qu'il raconte dans Sur les chemins noirs. Alors qu'il fêtait la publication prochaine d'un de ses livres, il fait une chute de près de dix mètres en escaladant la façade d'une maison. Après une dizaine de jours passée dans le coma, il débute une longue période de rémission à l'hôpital mais conserve de graves séquelles de cet accident. Etant encore alité, il se promet de réaliser un tour de France dès qu'il pourra marcher librement à nouveau. Il remarque, avec beaucoup d'ironie, que bien qu'il connaisse la Sibérie et même l'Himalaya, la France et ses régions ne lui sont pas familières. Il décide alors d'aller à la découverte de son propre pays dans le cadre d'un périple intime, par ce qu'il appelle "ses chemins noirs", c'est-à-dire les petits chemins des zones hyper-rurales, tout juste répertoriés sur les cartes de l'IGN au 25 000e. Du Mercantour jusqu'au Cotentin, il traverse le pays par la diagonale du fou, privilégiant les espaces solitaires, et livre au lecteur, pas à pas, ses impressions de voyage.



dimanche 8 mai 2016

L’Écuyer mirobolant de Jérôme Garcin

Critique de L’Écuyer mirobolant de Jérôme Garcin


Résumé :
Quatrième de couverture : "En équitation comme dans l'armée, Étienne savait combien c'eût été vain de vouloir casser les rebelles, soumettre les acariâtres, et qu'il était impossible d'atteindre la légèreté par la force, le brillant par la colère. Même les étalons les plus impérieux, il ne les avait pas combattus. Au contraire, il n'avait eu de cesse de vouloir les comprendre pour mieux s'en faire des alliés. Quel que fût le cheval, il n'aspirait qu'à se passer des aides. Il rêvait en effet de régner sans poids ni appuis, par le seul souffle de la botte, la caresse du cuir et la profondeur de l'assiette. Monter n'était plus alors une activité physique, c'était une pensée pure, un acte de foi."
Jérôme Garcin est notamment l'auteur, aux Editions Gallimard, de La chute de cheval, Bartabas, roman et Cavalier seul.
Étienne Beudant, né en 1863 et mort en 1949, est un illustre écuyer français. Officier de cavalerie à Saumur, il sera envoyé en Algérie durant la guerre d'indépendance. Jérôme Garcin livre au lecteur une biographie romancée de cette figure importante et émouvante de l'équitation française. Passeur de cultures, d'émotions, ouverture tentée vers l'absolu et l'expérience de la transcendance, le cheval est l'objet d'une quête dans le texte.  Faire le portrait du cavalier n'est pourtant pas un prétexte pour brosser le portrait de l'homme : Jérôme Garcin montre que l'homme n'existe pas sans le cheval. Bartabas disait du cavalier sans monture qu'il lui manquait la moitié de son sang, ici le sang du livre, ce sont précisément les chevaux.

Étienne Beudant et le barbe Mabrouk au piaffer.

samedi 20 février 2016

L'Ampleur du saccage de Kaoutar Harchi

Critique de L'Ampleur du saccage de Kaoutar Harchi

Résumé :
Quatrième de couverture  : Héritiers d'un effrayant geste collectif qui, trente ans plus tôt, a marqué leurs destins du sceau de la désespérance, quatre hommes liés par le souvenir d'un sacrilège traversent la Méditerranée pour connaître, sous le ciel algérien, l'ultime épisode de leur désastre. Sur un motif de tragédie antique, de crimes réitérés et d'impossible expiation, Kaoutar Harchi retrace, de la nuit d'une prison française  à la quête des origines sous les cieux de l'Algérie, la fable d'une humanité condamnée à s'entre déchirer dès lors que ceux qui la composent, interdits de parole ou ligotés par le refoulement de leur mémoire, s'avèrent incapables d'exorciser les démons qui gouvernent leur chair animale.
Arezki, Si Larbi, Ryeb, Riddah, quatre hommes, quatre focales à partir desquelles se développe le roman. Ils se cherchent, se reconnaissent, se rencontrent à nouveau sans jamais dévoiler ouvertement la nature intime de leur lien. Le lecteur est invité à comprendre, dans le creux des dialogues et dans des échanges faits surtout de silences, la clef de cette fraternité problématique. Leur drame se déroule entre la France et l'Algérie, plus que des cadres ces lieux sont des patries, des parents qui marquent leurs enfants de leurs propres histoires et imaginaires qu'ils soient imposés ou refoulés. La Méditerranée ne les sépare pas, elle les lie : tantôt appel à l'ailleurs, tantôt gouffre où s'abîmer la seule véritable alternative est la traversée pour partir à la source, pour chercher l'origine. Ces quatre voix sont comme les angles d'un carré dont le lecteur est appelé à trouver le centre. C'est donc une autre voix qu'il nous faudra entendre, mais parle-t-elle le même langage?

jeudi 19 juillet 2012

N'oubliez pas de vivre de Thibaut de Saint Pol

Critique de N'oubliez pas de vivre de Thibaut de Saint Pol

Résumé :
Quatrième de couverture : L'enfer des prépas. Travailler, exceller jusqu'à "oublier de vivre". Apprendre à tout connaître et ne plus rien savoir. De soi ni des autres.
Pensionnaire pendant ses deux années d'hypokhâgne et de khâgne dans un lycée de la banlieue parisienne, un jeune homme découvre avec stupéfaction les rouages d'un monde à part. Comme un enfant pris au piège, il cherche secrètement à rompre l'isolement. Un mot, un geste, un regard échangé avec Quentin, et c'est le début d'une amitié inavouable. Dans les couloirs des classes préparatoires, là où se forme l'élite de la nation, la souffrance est silencieuse.
Un premier roman d'apprentissage, d'angoisse et de douleur, qui révèle le talent et le style remarquables d'un nouvel auteur.
Le bac en poche, mention très bien cela va sans dire, le narrateur s'apprête à franchir un nouveau pas dans sa vie : il entre en classe préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Il est naturellement conscient que la voie qu'il a choisie est exigeante et difficile, cependant il est prêt à s'investir jusqu'au bout pour atteindre son but. Il fera des rencontres et construira même une magnifique histoire d'amitié. Mais le chemin de l'excellence n'est pas sans embûches... Et si il y avait un prix à payer?


dimanche 15 juillet 2012

Indignation de Philip Roth

Critique d'Indignation de Philip Roth

Résumé :
Quatrième de couverture : Nous sommes en 1951, deuxième année de la guerre de Corée. Marcus Messner, jeune homme de dix-neuf ans d'origine juive, poursuit ses études au Winesburg College, dans le fin fond de l'Ohio. Il a quitté le New Jersey où habite sa famille, dans l'espoir d'échapper à la domination de son père, fou d'angoisse à l'idée que son fils bien-aimé entre dans l'âge adulte. En s'éloignant de ses parents, Marcus va tenter sa chance dans l'Amérique des années 1950. L'inconnu s'offre à lui, avec son cortège d'embûches et de surprises.
Avec ce roman d'apprentissage, Philip Roth poursuit son analyse de l'histoire de l'Amérique - celle des années cinquante, des tabous et des frustrations sexuelles - et de son impact sur la vie d'un homme jeune, isolé, vulnérable.
Marcus Messner est un garçon sans histoires : fils d'un boucher kasher il fait ses études sur un petit campus du New Jersey où il fournit un travail sérieux et obtient de bonnes notes. Cependant son père nourrit pour lui une si grande fierté qu'il commence à entrer dans une espèce de paranoïa qui le pousse à restreindre les libertés de son fils afin que ce dernier ne se trouve jamais en situation de danger. Petit à petit Marcus étouffe, et ce à un tel point qu'il ressent un urgent besoin de partir étudier ailleurs afin de quitter cette emprise paternelle étouffante et destructrice. Débute alors un parcours initiatique vers toujours plus de maturité. Mais si Marcus avait fuit un danger potentiel, pour se jeter dans les bras d'un autre?

vendredi 13 juillet 2012

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami

Critique d'Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami

Résumé :
Quatrième de couverture : Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Journal, essai, au fil des confidences inédites, Murakami nous livre une méditation lumineuse sur la vie, qui, comme la course, ne tire pas son sens de sa fin inéluctable.
"Un traité de sagesse à la japonaise, et c'est aussi la source cachée de l'oeuvre de Murakami, l'homme aux semelles de vent qui dévore les mots et le bitume avec la même fringale." André Clavel, L'Express.
Un jour, Haruki Murakami - l'auteur de plusieurs bestsellers mondiaux - a ressenti le besoin de courir. Depuis il ne s'est jamais arrêté. Un entraînement quotidien et assidu lui permet même d'enchaîner les marathons. Cette discipline de fer qui règle ses journées et qu'il s'inflige maintenant tout à fait naturellement lui permet de mener à bien son travail de romancier. Ces deux passions dévorantes rythment sa vie et se nourrissent l'une de l'autre en créant un cercle vertueux qui affine l'art de sa plume. C'est ce livre à la main que le lecteur accompagne Haruki Murakami dans ses joggings matinaux ou sur le chemin des plus grands marathons.

jeudi 12 juillet 2012

1Q84, livre 2 de Haruki Murakami

Critique de 1Q84, livre 2 de Haruki Murakami

Résumé :
Quatrième de couverture : "Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre coeur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre."
Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84.
Certaines questions ont trouvé leur réponse. D'autres subsistent : qui sont les Little People? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel? Pourquoi deux lunes dans le ciel? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu où sommeille notre double?
Ceux qui s'aiment ne sont jamais seuls.
Le destin de Tengo et d'Aomamé est en marche.
Aomamé et Tengo continuent à vivre leurs destins parallèles. Au-dessus d'eux, il y a deux lunes qui brillent dans le ciel, aucun doute n'est plus permis, ils ont intégré un nouveau monde : celui d'1Q84. Les Little People semblent être des forces négatives qui se fraient des chemins entre les mondes et le temps grâce à la construction de chrysalides de l'air. Mais quel est le rôle que doivent jouer Tengo et Aomamé? Quant à cette étrange secte des Précurseurs et son mystérieux leader : sont-ils si malfaisants que les faits le laisse paraître? Alors que des zones d'ombres s'éclaircissent d'autres se dérobent encore à la compréhension des deux protagonistes. Auront-ils seulement le temps de se retrouver?

jeudi 21 juin 2012

À la rencontre de... Jésus-Christ d'Alain de la Morandais

Critique de À la rencontre de... Jésus-Christ d'Alain de la Morandais

Résumé :
Quatrième de couverture: Ce portrait du Christ que livre ici Alain de la Morandais sous la forme d'un récit intime et chaleureux a ceci d'original qu'il est chrétien. C'est une originalité bien étonnante et même paradoxale mais qui révèle sans doute l'oubli de notre temps. L'heure est en effet aux descriptions anthropologiques d'un Jésus plus ou moins historique et qui passent sous silence ce fait décisif que le Christ est avant tout l'une des plus originales méditations sur Dieu et sur le sens du Divin. Au lieu, comme c'est désormais toujours le cas, d'inventer un Jésus du passé ayant eu ou non des femmes, des frères, 33 ans ou 40 ans à sa mort... bref au lieu de spéculer et même de fantasmer une idole archaïque, l'auteur a voulu partager les façons dont la présence du Christ s'est manifestée dans sa vie. Nous découvrons ainsi avec lui comment cette présence ne se réduit jamais à l'idée qu'on s'en fait, mais qu'elle décline, toujours nouvelle et nécessaire, à mesure que la vie nous adresse ses défis. Ce Jésus qui vient à la rencontre fut certes un jour homme de Judée, mais il demeure dans l'essentiel un visage insaisissable et pourtant omniprésent du Salut.
Alain de la Morandais est encore jeune lorsqu'il entend pour la première fois "l'appel", ce sentiment indescriptible qu'il lui fait entamer une quête vers la Foi à laquelle il était destiné à consacrer toute sa vie. Ce petit texte n'est pas une étude historique sur Jésus-Christ, ce n'est pas non plus un texte dévot sur l'expérience de la religion. L'auteur nous présente simplement la création et l'évolution d'une relation au Christ à travers la recherche du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

samedi 9 juin 2012

Debout les morts de Fred Vargas

Critique de Debout les Morts de Fred Vargas

Résumé :
Quatrième de couverture : Un matin, la cantatrice Sophia Siméonidis découvre, dans son jardin, un arbre qu'elle ne connaît pas. Un hêtre. Qui l'a planté là? Pourquoi? Pierre, son mari, n'en a que faire. Mais la cantatrice, elle, s'inquiète, en perd le sommeil, finit par demander à ses voisins, trois jeunes types un peu déjantés, de creuser sous l'arbre, pour voir si... Quelques semaines plus tard, Sophia disparaît tandis qu'on retrouve un cadavre calciné. Est-ce le sien? La police enquête. Les voisins aussi. Sophia, ils l'aimaient bien. L'étrange apparition du hêtre n'en devient que plus énigmatique.
C'est un jour comme les autres, pourtant quelque chose a changé dans la vie de Sophia Siméonidis, une ancienne cantatrice. Il y a d'abord cet arbre dans le jardin qui est apparu soudainement comme par enchantement, ensuite ces étranges nouveaux voisins tous plus déjantés les uns que les autres. Mais la vie continue dans son quartier paisible... jusqu'à ce qu'on découvre la disparition pure et simple de la cantatrice! Les nouveaux voisins, ces trois colocataires déjantés qui avaient eu le temps de faire connaissance, entreprennent alors une enquête pour comprendre les faits et pour la retrouver. Et si le secret se cachait entre les racines de l'arbre?