Quatrième de couverture : Musicienne accomplie, new-yorkaise, amoureuse : à trente ans, tout semble sourire à Michelle, la chanteuse du groupe Japanese Breakfast. Pourtant, il lui arrive de pleurer au supermarché devant des boîtes de raviolis asiatiques. Depuis qu'elle a perdu sa mère, Michelle est bouleversée par des souvenirs qu'elle a longtemps fuis : ceux de cette figure maternelle coréenne si différente et exigeante, dont l'amour s'exprimait surtout à travers la cuisine. Avec pour fil rouge la gastronomie, Michelle raconte son enfance américaine, les vacances à Séoul, les tensions de l'adolescence, puis la maladie et le deuil impossible. C'est en se plongeant dans les recettes de sa mère qu'elle commence enfin à se réconcilier avec un pan de son histoire.
Tout juste au seuil de sa vie d'adulte, Michelle Zauner doit faire face au cancer de sa mère et très peu de temps après, à sa mort. Elle décède le 18 octobre 2014, à cinquante-six ans. Les lourds protocoles de soin, les séjours à l'hôpital, les fatigues, les empreintes sur le corps n'auront pas permis à Chongmi, sa maman, de repousser la maladie. Ce récit autobiographique revient sur la difficile expérience du deuil et de la disparition d'un modèle à un âge où Michelle devient une femme et construit sa propre vie. Cette thématique vient croiser celle de l'identité puisque Michelle est née à Séoul d'une mère coréenne et d'un père américain. Comment pleinement recevoir cet héritage coréen alors que le passeur a disparu et qu'elle s'est pleinement installée aux États-Unis ? De l'adolescence difficile à l'âge adulte, ce texte est une magnifique ode à l'amour filial.










