Résumé :
Quatrième de couverture : "Je suis descendue ouvrir la porte que faisait trembler un semi-remorque chargé de rondins, tremblant moi aussi devant cet homme d'une cinquantaine d'années, un peu plus grand que ne le sont les hommes des hautes terres : quelqu'un d'épuisé, ou qui revient de loin, ou encore un homme revenu de tout ; un homme qui ne s'aimait pas, c'était visible, ma mère m'avait appris à les reconnaître, les plus dangereux, selon elle, car ils exigent tout d'une femme, sans contrepartie, parfois jusqu'au sacrifice suprême".
Estelle, la narratrice, est serveuse dans un routier, à Saint-Andiau, dans le haut Limousin. Sa vie, à la monotonie désespérante, bascule avec l'arrivée d'un écrivain, qui, après avoir tant attendu de l'écriture, a renoué avec son métier d'instituteur. Elle va projeter sur "le maître" son désir, son dévorant besoin d'amour...
Ses parents sont morts, Estelle travaille dans l'hôtel-restaurant de campagne de son oncle et habite une petite chambre au-dessus, à Saint-Andiau (commune fictive située proche d'Ussel, de Meymac et du plateau de Millevaches). À part quelques amours fugitives et avinées de la Saint-Jean, elle n'a pas le droit à la considération et à l'affection. Sa seule amie Cécile, plus jolie qu'elle, entretient une relation adultère avec un Monsieur plus âgé dont le seul mérite est de lui avoir donné un fils. La nationale passe devant sa fenêtre mais même les routards ne s'arrêtent plus : son oncle a fermé l'hôtellerie et ne sert plus que sa sempiternelle côte de porc dont l'odeur de graillon embaume l'air. Un jour cependant, un nouvel instituteur vient s'installer au village : ancien écrivain de renom, il a choisi d'abandonner sa carrière pour revenir à la terre de son enfance. Est-ce le début d'une histoire ou la fin du roman d'amour qu'Estelle se raconte à elle-même, pour parvenir à vivre ?





