Quatrième de couverture : Si la musique peut changer une vie, peut-elle changer un siècle ? Née pauvre en plein cœur du XVIIIe siècle et bientôt orpheline, Consuelo connaît de bien tristes débuts. Vite remarquée par le célèbre maestro Porpora pour la clarté de sa voix, elle devient cantatrice à Venise. Amour, gloire et trahison vont rythmer une vie d'aventures, de l'Italie à l'Autriche en passant par les châteaux envoûtants de Bohême et leurs paysages romantiques. Entre l'ancien amant Anzoleto, Joseph Haydn, l'ami fidèle, la rivale Corilla ou le ténébreux comte de Rudolstadt, Consuelo incarne l'artiste aux prises avec les tourments de son âme. Comment braver le destin et gravir l'échelle sociale ?
Voici le roman d'apprentissage d'une femme qui se lève contre sa condition et celle de tout un peuple, dans un siècle où grondent déjà les idées de la Révolution.
Écrit en feuilleton, Consuelo (1842-1843) rencontre un tel succès que George Sand lui donne une suite, La Comtesse de Rudolstadt (1843-1844). Ils forment à un deux le prodigieux roman de l'émancipation et de la liberté.
Venise, vers 1742. Consuelo est une pauvre enfant dont la mère, une Espagnole probablement d'ascendance maure, vivait comme une Bohémienne. Comme de nombreuses petites orphelines, elle va être accueillie au conservatoire des Mendicanti pour y apprendre le chant. Elle s'y distingue à plus d'un titre : née en Espagne, elle est considérée comme une étrangère ; elle ne semble pas avoir les mêmes attraits que ses camarades pour les petites coquetteries et autres vanités, elle est même qualifiée de "laideron" et enfin (et surtout) elle chante d'une voix d'ange. Le maître Porpora décèlera très vite son talent et la lancera, un peu malgré lui, sur la grande scène du monde. Entre Venise, la Bohême ou encore Dresde, le destin de Consuelo ressemble à une suite de hasards heureux ou malheureux : n'est-il pas en réalité comme la partition d'une fugue, dans laquelle se rejoue sans cesse le même motif ? Entre le roman gothique et l'aventure picaresque, l'histoire de Consuelo se tient fermement à ce fil rouge à triple brin : l'amour de la scène, la quête de la perfection dans l'art et le culte d'une beauté transcendante dans une entreprise folle pour leurrer la mort.












